Citation du jour…

“C’est aimer, aimer, aimer, souffrir, toucher, se serrer, s’enlacer, s’embrasser, rire, pleurer, parler, avoir confiance, avoir mal, verser des larmes de joie, de tristesse, mourir de nostalgie ou mourir de bonheur, s’attacher à des gens inaccessibles, blesser, réconforter, trahir, être loyal, être mélancolique, être souriant, être aventureux, être extraverti, être timide, rougir, avoir les cheveux en bataille, boire trop, sortir trop, aimer trop, aimer trop, aimer trop…

Et oui, je sais que ça tue, ça assassine, les sentiments, les émotions. Mais tu sais quoi ? Si tu ne veux pas vivre tout ça, autant être mort.”


Katherine Pancol

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Notre plus belle chance ? L’instant présent

“Nous avons besoin du passé et du futur, besoin de souvenirs et de projets. Mais nous avons aussi besoin du présent. Le passé importe, le futur importe. La philosophie de l’instant présent, ce n’est pas dire qu’il est “supérieur” au passé ou au futur. Juste qu’il est plus fragile, que c’est lui qu’il faut protéger, lui qui disparaît de notre conscience dès que nous sommes bousculés, affairés. C’est à lui qu’il faut donner de l’espace pour exister”

J’aime beaucoup cette citation de Christophe André ! Et quoi de mieux pour reprendre ce blog que démontrer la force de l’instant présent ! Le passé importe oui évidemment ! Nous sommes la résultante de ce que nous avons été, de ce que l’on a fait de nous, de ce qui nous est arrivé, de ce que l’on n’a pas choisi et de ce que l’on a choisi. Il est facile de dire que le passé est passé, que l’on ne doit plus s’y attarder, qu’il faut oublier et avancer. Oui c’est facile… à dire ! Oublier le passé ? Pas simple ! Mais je dis souvent que nous avons le choix de faire quelque chose de ce que l’on n’a pas choisi… et tout est dans ce choix ! Tout est dans ce que l’on fait de cette journée, de cette heure, de cette minute ! L’instant présent renferme tous les possibles ! À chaque minute nous pouvons choisir de changer notre donne, d’aller au plus profond de nous-mêmes pour nous autoriser à être, à être nous-mêmes, à enfin nous accepter, nous pardonner et avancer !

Je crois en la force de l’instant présent, en la force des émotions, en “l’ici et maintenant”. Quand nous comprenons tout l’univers des possibles de l’instant présent, nous pouvons sereinement faire nos propres choix et nous laisser guider par notre cœur, nos émotions, nos vibrations, nos énergies ! Conscience de soi et bienveillance envers soi, forces et guides de ce fragile instant qui s’est déjà enfui mais qui rend tout possible.

Saint-Exupéry disait que “l’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n’as pas à le prévoir mais à le permettre”.

Tout est là : se perm’être !

Ressentir, vibrer, trembler, s’émerveiller, ressentir, rire, pleurer, aimer…

VIVRE…

Et pour ma part : écrire ! Renouer avec les mots et retrouver ici mon espace d’expression !

 

 

 

 

 

 

“Va où ton cœur te porte”

“Chaque fois que tu te sentiras perdue, indécise, pense aux arbres, souviens-toi de leur façon de pousser.

Souviens-toi qu’un arbre avec beaucoup de feuillage et peu de racines peut être déraciné au moindre coup de vent, tandis que, dans un arbre avec beaucoup de racines et peu de feuillage, la sève court difficilement.

Racines et feuillage doivent pousser dans les mêmes proportions, tu dois être dans les choses et au-dessus, ainsi seulement tu pourras offrir ombre et refuge, te couvrir de fleurs et de fruits quand ce sera la saison.

Quand plusieurs routes s’offriront à toi, et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends.

Respire profondément, avec confiance, comme le jour où tu es venue au monde, sans te laisser distraire par rien.

Attends encore et encore.

Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur.

Puis quand il te parlera, lève-toi et va où il te porte”

Susanna Tamaro

Prenez le temps – Jacques Salomé

Ô oui, prenez de votre temps.
Prenez le temps de rire,
c’est la musique de l’âme.
Prenez le temps de jouer,
c’est le secret d’une jeunesse renouvelée.
Prenez le temps de lire,
c’est la fontaine de la sagesse.
Prenez le temps de penser,
c’est la plus grande force sur terre.
Prenez le temps de vivre la charité,
c’est la clé du ciel.
Prenez le temps d’aimer et d’être aimé
c’est le privilège donné par la vie.
Prenez le temps d’être aimable,
c’est un chemin vers le bonheur.
Prenez le temps de travailler,
c’est le prix du succès.
Prenez le temps de dormir,
c’est la condition pour tenir.
Prenez le temps de donner,
c’est le gage du recevoir.
Prenez le temps de vivre,
c’est le passeport vers le plaisir d’être.
Prenez le temps de réfléchir,
c’est la source du renouvellement.
Prenez le temps de vous positionner,
c’est le moyen de se respecter.
Prenez le temps de vous engager,
c’est le levier de tout changement.
Prenez le temps d’écouter,
c’est amplifier l’échange.
Prenez le temps de respirer,
pour recevoir la vie à pleine vie.

Jacques Salomé

Transfusion de cœur – Mathias Malzieu

Je découvre depuis deux jours 38 Mini Westerns (avec des fantômes), de courtes nouvelles qui me replongent avec délice dans l’univers de Mathias Malzieu. Avec  Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, La Mécanique du cœur et  Métamorphose en bord de ciel, j’avais découvert une écriture d’une poésie bouleversante, onirique, riche d’une hypersensibilité qui me touche forcément beaucoup.

Voici un texte que j’ai adoré :

“TRANSFUSION DE CŒUR

Je traîne mon émotivité comme un taulard traîne son boulet.

Ça m’a fait perdre des matches de tennis et ça m’a fait tomber amoureux n’importe comment.

Quand je suis en colère, je sens mon cœur enfler comme une baudruche prête à éclater en petit feu d’artifice sourd partout dans la poitrine. On retrouve des petits morceaux de cœur empalés jusque dans les os des épaules.

Jusqu’à maintenant, j’ai toujours réussi à le recoller mais il ne fonctionne plus vraiment comme avant, il est devenu bruyant comme un vieil engrenage auquel il manquerait quelques dents.

Du coup, c’est pas toujours facile de dormir. Ça me résonne jusqu’à l’intérieur de l’oreille droite comme des coups de feu assourdis dans du coton.

Je jetterais bien ce corps à la poubelle, il est trop petit, le dos est trop raide et j’en ai marre d’entendre le cœur taper dans la poitrine. Je m’en fabriquerais bien un autre avec des ailes d’oiseau et des sabots de cheval mais tout le monde viendrait m’emmerder dans la rue.

Déjà qu’avec un longboard* en forme de poisson sous les pieds on m’emmerde, alors avec des ailes d’oiseau et des sabots de cheval, j’ose à peine imaginer.”

* Longue planche de skate, souple et magique.

Mathias Malzieu

Il est des jours – Texte de Jean-François Bernardini

Parce que son écriture me touche particulièrement, parce que son humanité est magnifique, parce qu’il vient de cette terre qui m’est si chère, je tenais à vous faire partager ce texte…

 

Il est des jours

 

Où l’on écrit comme on allume

un feu dans la cheminée, un feu très clair…

comme un marcheur ferait une pause

dans un refuge.

il est des jours de patience, de silence, où l’on se souvient…

où il y a un peu de temps, un peu d’espace,

un peu de repos avant l’autre versant.

Il est des jours où l’on demeure éveillé comme à surveiller

la flamme du feu de bois.

 

J’aime être ce gardien.

À l’angle d’une paix, j’écris ce qui m’a été donné de courage…

un chemin doux où j’ai ce sentiment d’aller de porte en porte…

un chemin difficile mais si simple à la fois comme un voyage stellaire…

tellement éclairé de petites lumières…

où il me semblait quelque fois arriver juste à temps…

à temps pour savoir…

à temps pour donner…

à temps pour recevoir…

 

Jamais je ne suis arrivé les mains vides ;

jamais sans ma terre, 

sans mon cœur,

sans cet espoir du lieu d’où je venais

sans la voix des mots d’où je venais

dans les signes, sans les preuves, sans le respect.

 

Il y avait en retour, comme une voix des choses, comme un appel,

une attente, une bienveillance attentive.

J’ai aimé les silences parce que j’en devinais la nature.

Chaque lieu était rare

chaque homme était rare.

J’ai le goût d’emmener mon cœur ailleurs

il accompagne ma voix

il accompagne mes mots.

Je veux bien être un errant pour une paix immédiate

pour la première syllabe d’une autre langue

pour le sourire d’un moment

pour le mot qui rassure.

 

Je veux marcher aux côtés d’un exilé

qui n’aurait plus sa terre.

La terre que j’aime est sans limite. Elle contient dans chaque parcelle

un trésor de différences et d’amour.

Partout est déjà l’empreinte d’un pas attendu.

 

Demain, je retournerai là où j’ai poussé

doucement la porte…

où les hommes n’en finissent pas de se rapprocher.

 

Écrire, chanter, sont mes actes de foi en l’humain

j’irai encore où je ne me suis jamais égaré…

 

demain…

ce soir je vais souffler la lampe et dormir un peu…

 

demain, de nouveau je partirai ;

demain, encore pressé, peut-être un peu maladroit

je serai à nouveau sur un quai

je chanterai encore d’un amour fou

mon chant d’appartenance à tous les chemins du monde.”

 

Jean-François Bernardini

Premier texte du livre “UMANI”

 

 

Lettre à Dédé – Robert Lamoureux

Nous passons tous par des moments difficiles, et la nouvelle année, si elle est souvent chargée de nouvelles espérances, peut être aussi un grand moment de doutes, de questionnements de sens, de recherches de raisons de continuer…

J’ai découvert il y a quelques années ce texte de Robert Lamoureux et ce premier janvier est une bonne occasion de vous le faire partager.